18-19 février 2012: Le pic de Courbayran

Ce WE encore je propose une balade à la liste de diffusion Aprim. Je pensais que personne ne répondrait, mais si, Antoine et Pascale sont motivés. Nous sommes donc 4, Alain, Antoine, Pascale et moi. Et finalement Cyril viendra faire la balade du samedi avec nous….

 

Le rendez-vous avec Cyril à Saint Girons est donné à 11h15 et nous y arriverons tout juste. Nous montons vers le village de Luentein qui est notre point de départ. Cette fois-ci, pas de problème de neige vu que le chasse-neige a déblayé la route.

Arrivés au village, les places sont comptées et il nous est un peu difficile de nous garer. Alain s’organise pour faire son demi-tour et alors que nous le guidons pour qu’il ne se « plante » pas dans le fossé, Cyril, lui s’est planté avec son 4×4. Nous nous retournons et voyons Cyril faire la tête, le 4×4 dans une position peu orthodoxe. A cet instant, la légende du 4×4 de Cyril vient de tomber car pour moi, il pouvait passer partout. Et bien non, il s’en est fallu de 10cm pour que sa roue avant droite n’aille s’enfoncer dans un trou masqué par la neige sur la bas côté. Nous allons aider à pelleter, essayant toute sorte d’idées pour sortir la voiture. Ni les chaînes, ni le tapis de sol mis sous les roues, ni le contre poids ne nous permettent de sortir de l’ornière. Finalement, c’est en dégageant la neige autour de la voiture et des roues, que le 4×4 se sortira de ce mauvais pas. Qu’on se le dise, même un 4×4 peu se planter dans la neige !!!

Sur ces entrefaites, nous mangeons au soleil puis commençons notre balade.

Le départ serpente dans la rue du village puis remonte les champs au-dessus. Une bonne trace a été faite par des prédécesseurs. Elle nous aide bien car la pente est assez prononcée et les sacs bien lourds. Nous serpentons tantôt dans les bois, tantôt dans des clairières. Nous observons 2 skieurs qui descendent de la balade la plus courue du secteur : la combe de Luentein. Effectivement, aux dires des skieurs, la descente semble être un régal de poudreuse. Pour notre part, nous abandonnons la bonne trace des skieurs de rando car nous obliquons sur la droite vers le col des Cassaings et sa cabane où nous irons passer la nuit.

Désormais la trace n’existe plus et il nous faut brasser dans la profonde ce qui est épuisant. Nous nous relayons pour ce travail. Enfin, nous sortons du bois et arrivons à la cabane. Petit coup d’œil à l’intérieur, le sol est en terre battue, il y a une cheminée, 2 bancs, une table ainsi qu’une autre petite desserte. A l’étage, un emplacement pour 5 personnes. Nous déposons nos sacs et allons faire du bois pour la soirée dans le bois juste à côté. Le bois ramené à la cabane, Cyril et Alain décident d’aller faire un tour au-dessus pour faire une reconnaissance. Pendant ce temps, je m’occupe à débiter le bois avec Antoine pour le mettre au calibre du foyer de la cheminée.

Dès lors que soleil bascule derrière les hauts pics frontaliers, le froid s’installe rapidement. Nous rentrons donc nous mettre au chaud et allumons la cheminée histoire de chauffer un peu l’atmosphère. Nous avons tout juste le temps de boire une petite infusion lorsqu’Alain et Cyril reviennent. Ils sont allés jusqu’au tuc de la Ruère et ont fait la trace pour demain. Nous nous installons tous et commençons par l’apéro composé d’un vin chaud concocté par Alain puis d’un cake aux olives fait par Pascale. Ca démarre bien tout ça. Ensuite nous préparons les patates entourées d’aluminium pour les faire revenir à la braise. Enfin, la saucisse ainsi que le Mont d’Or prennent place dans la cheminée. Tout cela sent bien bon et nous nous régalons à la façon repas du 3ième âge (dixit Antoine). Nous en aurions presque oublié le dessert si Alain (ben oui le dessert il ne l’oublie pas), ne nous avait pas rappelé qu’une croustade aux myrtilles apportée par Cyril nous attendait pour clôturer les festivités. Nous montons nous coucher plus que bien repus de ce repas. Cyril ne mettra d’ailleurs qu’environ 2min 30 pour s’endormir !

Sur le matin, Cyril décolle tôt pour retrouver Laurent à 9h30 à Tarascon sur Ariège. C’est tout juste si je l’entends descendre l’échelle et je repars dans le sommeil. Ce sera l’envie d’aller aux toilettes qui me sortira du duvet.

Au matin, coup d’œil sur le temps qui s’est un peu bouché. Dommage, moi qui pensais pouvoir bénéficier d’encore un peu de soleil, c’est raté. Nous petit-déjeunons avec une couronne apportée par Alain et le reste de croustade de Cyril.

Le temps de s’équiper et nous partons en direction du pic de Courbayran. Le cheminement est assez simple car il suffit de suivre la crête. Nous remontons cette crête facile mais qui demande, par endroit, un peu d’attention car il y a un peu de rocher à gravir. Nous arrivons au tuc de la Ruère atteint hier par Alain et Cyril. Il nous reste à descendre au col de Lauech en brassant copieusement jusqu’à la taille puis remonter par la droite afin d’atteindre la crête qui nous mènera au pic. Pascale qui en a assez nous attendra au col. Alain est à la trace dans une neige qui « casse » sous nos pas : épuisant.

Nous atteignons finalement le pic de Courbayran qui offre une très belle vue sur les hauts sommets frontaliers. Malheureusement pour nous, le temps s’est couvert et nous n’avons pas vraiment la possibilité d’admirer la vue. Nous repartons donc assez rapidement pour retrouver Pascale qui nous attend au col. Alain, lui, fera le détour par la cabane de la Roque (même style que celle du col des Cassaings mais un peu plus petite). Nous rentrons par le même itinéraire pour manger à la cabane. Nous apercevons d’ailleurs un skieur de randonnée qui monte par le versant Ouest du village d’Estoéou. Il redescendra dans la foulée.

Après avoir mangés, nous rangeons les affaires et partons pour la descente (non sans avoir nettoyé la cabane ainsi que bien refermé la porte et fenêtre). Nous reprenons l’itinéraire de montée puis à un moment donné, nous plongeons à gauche directement dans le bois afin d’atterrir dans la clairière en contre bas. La descente aurait été un vrai régal si la neige ne s’était pas alourdie avec le redoux. Nous brassons copieusement dans une neige lourde qui déclenche des boulettes à chaque foulée, et qui se transforment en grosses assiettes au fur et à mesure qu’elles descendent dans la pente. C’est difficile pour tout le monde, sauf peut être pour Alain, qui avec ces mini skis, n’a pas l’air d’avoir de problèmes. Nous arrivons tous à la clairière au prix d’une grosse dépense d’énergie, je suis en nage. Au fur et à mesure que nous descendons la pluie remplace la neige et elle nous accompagnera jusqu’à la voiture. Le temps de nous changer et hop, nous nous mettons au chaud dans le Kangoo… Nous nous arrêtons boire un petit coup à Castillons histoire de clôturer notre belle aventure du WE.

 

 

6 Comments

  1. Sylvain
    26 février 2012

    Cyril, laisse moi en pôle 2-3 jours STP!!!!

  2. cyril
    26 février 2012

    ok, mais juste le temps de trier les 758 photos des 8 jours de rêve passés en montagne.

  3. cyril
    26 février 2012

    2min30 pour m’endormir. C’est sur, qu’il fallait que j’optimise pour avoir une nuit pas trop écourtée!

  4. Alain
    26 février 2012

    Bravo Sylvain pour le récit.
    C’était une belle sortie hivernale malgré la neige très collante …
    Au fait ton doigt s’en est remis ?

  5. cyril
    27 février 2012

    A ça c’est certain qu’il est un peu plus bavard que moi!

  6. Sylvain
    27 février 2012

    Oui oui mon doigt c’est ok.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *